Simulateur de revenus TNS : calculez vos cotisations et impôt (2026)
Combien vous restera-t-il vraiment après cotisations sociales et impôt sur le revenu ? C'est la première question que se posent tous les travailleurs indépendants — avocats, professions libérales, artisans, commerçants, agriculteurs. Pour y répondre avec précision, QP AVOCAT met à disposition un simulateur de revenus TNS gratuit, à jour des barèmes 2026 et de la réforme de l'assiette unique issue de la LFSS 2024 (loi n° 2023-1250 du 26 décembre 2023). Cet outil couvre l'intégralité du cycle : charges sociales, CSG/CRDS, impôt sur le revenu et droits à la retraite acquis.
Simulateur revenus TNS : de quoi parle-t-on exactement ?
Le sigle TNS désigne les travailleurs non salariés affiliés à un régime obligatoire d'indépendants. Concrètement, il recouvre cinq grandes familles professionnelles aux régimes juridiques et fiscaux distincts :
- Avocats : affiliés à la CNBF (Caisse nationale des barreaux français), régie par les articles L. 723-1 et suivants du Code de la sécurité sociale.
- Professions libérales réglementées (architectes, géomètres-experts, experts-comptables, etc.) : affiliées à la CIPAV ou à une autre section professionnelle de la CNAVPL.
- Artisans et commerçants : affiliés à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), rattachée au régime général depuis le 1er janvier 2020.
- Agriculteurs : affiliés à la MSA (Mutualité sociale agricole).
- Professions libérales non réglementées : désormais également affiliées à la SSI en régime général depuis la suppression du RSI.
Ces statuts partagent une logique commune : l'assiette des cotisations est constituée, en principe, par le bénéfice professionnel — et non par une rémunération nette comme pour un salarié. D'où la nécessité d'un simulateur capable d'opérer le calcul circulaire entre charges déductibles et base cotisable, faute de quoi le résultat est faussé.
Ce que calcule le simulateur de revenus TNS de QP AVOCAT
Notre simulateur couvre l'intégralité des prélèvements obligatoires pesant sur un revenu d'indépendant, depuis le chiffre d'affaires ou la rémunération brute jusqu'au revenu disponible après impôt. Voici le détail des postes pris en compte.
1. Cotisations sociales obligatoires
- Maladie-maternité : barème progressif issu de l'article D. 613-6 du CSS, avec un taux nul en-dessous de 40 % du PASS et un plafond à 6,5 % au-delà de 110 % du PASS.
- Allocations familiales : taux progressif de 0 à 3,1 % selon l'article D. 613-1 du CSS, exonération totale en-deçà de 110 % du PASS.
- CSG et CRDS : calculées sur l'assiette unique issue de la LFSS 2024 (art. L. 131-6-2 du CSS), avec l'abattement de 26 % borné par un plancher (1,76 % du PASS) et un plafond (130 % du PASS).
- Retraite de base et complémentaire : CNBF, Agirc-Arrco, SSI-RCI, CIPAV ou CNAVPL selon le régime, avec calcul des points acquis et projection du montant de pension.
- CFP et indemnités journalières : contribution à la formation professionnelle et cotisation IJ selon le statut.
2. Impôt sur le revenu (barème 2026)
Le simulateur applique le barème progressif de l'article 197 du Code général des impôts tel qu'actualisé par la loi de finances pour 2026, avec quotient familial paramétrable et prise en compte du mécanisme de décote. L'articulation avec la CSG partiellement déductible (5,1 points sur 9,2 %) est automatisée, conformément à l'article 154 quinquies du CGI.
3. Droits à la retraite projetés
Au-delà du net annuel, le simulateur projette également les droits à la retraite acquis sur une année d'exercice : trimestres validés (150 heures SMIC par trimestre, art. R. 351-9 du CSS), points Agirc-Arrco, SSI-RCI ou CIPAV selon le régime, et estimation du taux de remplacement à 64 ans (âge légal post-loi n° 2023-270 du 14 avril 2023) ou 67 ans (taux plein automatique).
Méthodologie : les textes et barèmes de référence
Un simulateur fiscal ne vaut que par la rigueur de ses sources. Notre outil s'appuie exclusivement sur des textes officiels et publiés, sans extrapolation. Les principaux fondements normatifs sont les suivants :
- Assiette sociale unique : article L. 131-6-2 du Code de la sécurité sociale, issu de l'article 18 de la loi n° 2023-1250 du 26 décembre 2023 de financement de la sécurité sociale pour 2024, et son décret d'application n° 2024-484 du 30 mai 2024.
- Maladie-maternité des TNS : articles D. 613-4 à D. 613-6 du CSS pour le barème progressif.
- Allocations familiales : article D. 613-1 du CSS.
- CSG/CRDS : articles L. 136-3 et L. 136-4 du CSS pour les revenus d'activité non salariés.
- Barème de l'IR : article 197 du CGI, actualisé par l'article 2 de la loi de finances pour 2026.
- CSG déductible : article 154 quinquies du CGI, doctrine BOI-RSA-BASE-30-20.
- Retraite de base des avocats : articles L. 723-1 et suivants du CSS, décisions du conseil d'administration de la CNBF.
- Âge légal et taux plein : loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023.
- PASS 2026 : arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale fixant le plafond annuel à 48 060 € (valeur provisoire retenue dans la simulation).
Les valeurs de point et valeurs de service (Agirc-Arrco, SSI-RCI, CIPAV, CNAVPL, CNBF) sont réactualisées chaque année en fonction des décisions des conseils d'administration des caisses concernées. Le simulateur fait figurer dans son code source la date et la référence de chaque délibération utilisée.
Utiliser le simulateur de revenus TNS
Le simulateur ci-dessous est interactif : saisissez votre activité, votre revenu professionnel brut et votre situation familiale, et obtenez instantanément le détail ligne à ligne de vos cotisations, de votre impôt et de votre revenu disponible. Les résultats peuvent être exportés au format PDF pour archivage ou transmission à votre conseil.
Si le simulateur ne s'affiche pas correctement, ouvrez-le en plein écran.
Points d'attention juridiques et limites du simulateur
Comme tout outil de simulation, celui-ci présente des limites qu'il convient de connaître avant d'en exploiter les résultats. Voici les principales.
- Régularisation N+1 : les cotisations TNS sont d'abord appelées à titre provisionnel sur la base des revenus N-2, puis régularisées. Le simulateur raisonne en année pleine et ne reproduit pas le calendrier d'appel.
- Micro-entrepreneurs : le régime micro-social (art. L. 613-7 du CSS) repose sur un calcul libératoire forfaitaire totalement distinct. Le simulateur ne le modélise pas.
- ACRE, exonérations ZFU, ZRR : les dispositifs d'exonération ciblée (art. L. 131-6-4 CSS pour l'ACRE, art. 44 octies A et 44 quindecies CGI) ne sont pas intégrés. Ils doivent faire l'objet d'un calcul ad hoc.
- Option IS en EIRL ou EURL : le simulateur raisonne en bénéfice imposable à l'IR. Pour une société soumise à l'IS, la problématique de l'arbitrage salaire/dividende sort du champ couvert.
- Conjoint collaborateur : le calcul des cotisations du conjoint (art. L. 662-1 CSS) n'est pas modélisé et doit être estimé séparément.
Par ailleurs, les montants issus du simulateur constituent une estimation indicative. La déclaration sociale des indépendants (DSI, désormais intégrée à la déclaration fiscale depuis 2021, art. L. 613-5 CSS) peut faire apparaître des écarts, notamment en cas de revenus exceptionnels, de plus-values professionnelles ou de revenus de capitaux mobiliers assimilés.
Pour l'ensemble des situations non couvertes par le simulateur — micro-entrepreneur, ACRE, ZFU/ZRR, option IS en EURL/SELARL, conjoint collaborateur, régularisation N+1, plus-values professionnelles, arbitrage salaire/dividende — une analyse au cas par cas est indispensable. Chaque dispositif repose sur des conditions d'éligibilité propres, des seuils d'application et des interactions avec d'autres mécanismes fiscaux et sociaux. Une simulation générique ne saurait se substituer à l'étude personnalisée de votre situation par un avocat fiscaliste, seule à même de sécuriser vos choix et d'anticiper les risques de redressement.
Questions fréquentes sur le simulateur de revenus TNS
Le simulateur est-il à jour des derniers textes ?
Oui. Les barèmes intègrent la loi de finances pour 2026, la LFSS 2024 (assiette unique) et la loi n° 2023-270 sur les retraites. Les valeurs de point des régimes complémentaires sont actualisées à la dernière délibération de chaque caisse. Un changelog daté figure dans l'en-tête du code source du simulateur.
Peut-il servir pour une simulation avocat avec statut collaborateur libéral ?
Oui, à condition de saisir la rétrocession d'honoraires nette de toute redevance de collaboration comme revenu professionnel. Les cotisations CNBF (base et complémentaire), CSG/CRDS et IR sont calculées sur cette base. Attention : si le collaborateur est en collaboration salariée au sens de l'article 7 RIN, il ne relève pas du régime TNS et doit utiliser un simulateur salarié.
Les résultats ont-ils une valeur juridique ?
Non. Il s'agit d'un outil d'aide à la décision. Les estimations n'engagent ni les caisses, ni l'administration fiscale, ni le cabinet QP AVOCAT. Pour toute question individuelle impliquant un enjeu significatif (optimisation, déclaration, contrôle), nous recommandons une consultation dédiée.
Le simulateur conserve-t-il mes données ?
Non. L'intégralité des calculs s'exécute dans votre navigateur (architecture React côté client). Aucune donnée saisie n'est transmise ni stockée sur nos serveurs. Vous pouvez utiliser le simulateur en toute confidentialité.
Besoin d'une analyse sur mesure ?
Le simulateur vous donne une photographie brute de votre situation. Mais la fiscalité des TNS recèle de nombreux leviers d'optimisation qu'aucun outil automatisé ne saura identifier : choix entre IR et IS, passage en société d'exercice libéral (SEL, SELARL, SELAS), articulation avec un PER individuel (art. L. 224-1 du Code monétaire et financier), transmission d'une clientèle sous régime Dutreil, ou encore stratégies patrimoniales autour de la SCI. Chaque situation appelle une analyse personnalisée.
Le cabinet QP AVOCAT accompagne avocats, professions libérales, artisans et entrepreneurs dans l'ensemble de leurs problématiques fiscales : optimisation du statut, fiscalité immobilière, fiscalité patrimoniale, opérations de cession et de transmission, et gestion des contrôles fiscaux. Contactez-nous pour un premier échange.
Dernière mise à jour : avril 2026 · Barèmes LFSS 2024, loi de finances 2026, PASS provisoire 48 060 €.